Célébrité – Acouphènes: John Illsley de Dire Straits

Célébrités souffrant d’ acouphènes: John Illsley

Une soirée chaude d’ Août 1991, des dizaines de milliers de fans remplissaient la RDS Arena de Dublin pour voir Dire Straits. Quand Mark Knopfler joue les premiers accords de Money for Nothing, c’ est le délire dans la foule! C’ était le début d’ une tournée mondiale de 252 concerts vus par près de 5 million de personnes dans le monde pendant près de 2 ans.

Lorsque le groupe quitte la scène ce soir là, crevés mais euphoriques, le bonheur du bassiste John Illsely est tempéré par un sifflement persistant dans ses oreilles.

Mais ce n’ était pas vraiment étonnant étant donné qu’ il expose ses oreilles à des niveaux de décibels incroyables à chaque concert, et ce pendant au moins deux heures d’ affilée!
Après avoir jouer live de façon quasi permanente de 76 à 92, il souffre d’ une perte d’ audition considérable, ce qui est, dit-il inévitable.

‘Après chaque gig, mes oreilles sifflaient au moins pendant une heure – les oreilles sont particulièrement sensibles à la basse’ explique Illsley, 60 ans.

‘En ayant plus de succès, on pouvait s’ offrir du meilleur matos et on pouvait mieux gérer nous-même le son sur la scène, mais les sifflements eux restaient. Jouer dans des stades de 50.000 personnes années après années, c’ était pour moi, mon boulot.

‘Au début, nos sound systems étaient très primitifs’ se rappelle-t-il. ‘Vous aviez les speakers face au public et un moniteur dirigé vers la scène pour chaque membre du groupe afin que chaque musicien puisse entendre le son mixé. Il n’ y avait pas de lois contre les décibels à cette époque, alors, nous quatre, Mark et David Knopfler et notre batteur, Pick Withers, nous  mettions nos moniteurs à fond, comme tous les autres groupes que nous cotoyions à l’ époque. Le mien je mettais le volume au max parce que je ne voulais pas être noyé par la batterie.

‘Quand vous pensez qu’ à l’ époque on jouait des petites salles où la scène faisait 4 mètres de long, on jouait quasi sur la batterie, donc c’ est pas difficile de comprendre l’ impact que cela avait sur nos oreilles.

Les fans lors des gros concerts plus tard, ceux qui se mettaient près des ‘bass bins’ (enormes haut-parleurs qui créent tellement de vibrations qu’ ils peuvent faire exploser des vitres) racontaient à Illsley, de façon plutôt amusée, qu’ ils sentaient que les speakers retournaient leurs intérieurs’.
Si la musique leur faisait ça, imaginez les dégâts aux oreilles!

On a même penser qu’ on devrait diminuer le son, mais on savait aussi que, à la fois pour nous, musiciens et pour les fans, la musique est bien plus excitante à fond! Je doute que les fans aient appréciés si on avait joué en sourdine au lieu de déchirer tout!

Illsey s’inquiète de l’impact dévastateur de la musique forte sur les jeunes générations, et il voudrait que les niveaux de bruit, particulièrement dans les clubs, soient moins dangereux. Un sujet très important pour lui pour le moment car son fils James souffre également d’acouphène à seulement 27 ans.
« Il y a quelques semaines, James est sorti en club et est rentré à la maison avec beaucoup de douleurs, » explique Illsey. « Il disait que c’était comme si ses oreilles saignaient. Elles ne saignaient pas, mais les sifflements sont depuis toujours à ses oreilles, ce qui est inquiétant. »

Il y a 10 ans, Illsley a fait face a son problème auditif et a consulté, il fut choqué d’ apprendre qu’ il avait perdu 30% de son audition!

Illsley explique que parce qu’ il a toujours joué à droite sur la scène, c’ est son oreille gauche qui a le plus souffert de la musique du groupe.

Source: Daily Mail 2009

7 Commentaires sur "Célébrité – Acouphènes: John Illsley de Dire Straits"

  1. Michel Gervais | 13 mai 2014 at 00:55 | Répondre

    moi je fais de l’acouphène depuis 2004.J’ai réussi à faire avec avec l’aide du Krill de Krilex.Sa me calme beaucoup,donc je ne panique pas .Je réussi très bien à vivre avec.Si sa peut aider quelq’un tant mieux.

  2. Michel Gervais | 13 mai 2014 at 00:55 | Répondre

    moi je fais de l’acouphène depuis 2004.J’ai réussi à faire avec avec l’aide du Krill de Krilex.Sa me calme beaucoup,donc je ne panique pas .Je réussi très bien à vivre avec.Si sa peut aider quelq’un tant mieux.

  3. @Antoine :
    Sur la notion de plaisir directement lié au danger, je ne suis pas d’accord. De fait, l’immense majorité des gens qui subissent un traumatisme auditif lors d’un concert n’est absolument pas au courant de courir le moindre risque en assistant à un concert. donc cette théorie ne tient pas vraiment debout.
    Depuis 11 ans que j’ai hérité d’acouphènes et hyperacousie (entre autre) à cause d’un simple concret, durant lequel moi non plus je n’avais aucune, absolument aucune conscience du moindre danger (la prévention est quasi-exclusivement liée au baladeur, et donne la fausse impression qu’il faut écouter son baladeur à fond pendant des heures et tous les jours pour un jour avoir des problèmes), je ne rencontre quasiment que des gens comme ça, qui ne savaient pas. Et c’est pour ça qu’ils se sont fait avoir.

    En outre, ramener la musique à une notion de risque me gêne aussi beaucoup, précisément parce que je suis mélomane. Ce que j’aime, ce qui m’importe, c’est la musique. Le look, la vie des people, l’alcool, la drogue ou que sais-je n’ont absolument aucun intérêt à mes yeux – ou plutôt à mes oreilles 😉 Et beaucoup d’amoureux de la musique pensent comme moi. Je précise que je suis avant tout amoureux de rock, surtout ce qu’on nomme pompeusement "rock indépendant".

    @admin :
    Si l’on place en abscisse le nombre de cas et en ordonnée leur gravité, il serait logique que les acouphènes et l’hyperacousie soient en haut de la pile. Peut-être pas en premier, mais en haut c’est certain.
    Les chiffres montrent que c’est en réalité un des plus graves problèmes de santé publique à l’heure actuelle dans le monde. On parle d’ailleurs souvent d’épidémie même si le terme est bien entendu impropre.

    Après, il faut s’entendre sur le rôle de la médecine. Un des premiers médecins que j’ai vus au début de mes problèmes, un généraliste, m’a dit que pour lui la médecine n’a pas à s’occuper de ce qui n’est pas, je cite, une "cause de mort directe". Il m’a dit que tout le monde sait dans le corps médical que le taux de suicide est très élevé chez les acouphéniques et hyperacousiques, mais qu’à partir du moment où on peut vivre avec ce n’est pas le rôle de la médecine de s’en préoccuper. Il me disait que si ça ne tenait qu’à lui il augmenterait encore massivement la prévention anti-tabac…

    J’ai eu beau souligner l’absurdité (et l’horreur) de son propos, cela n’a servi à rien si ce n’est à l’agacer. Pour lui les personnes qui continuent de fumer dans un pays comme le nôtre n’ont pas compris, il faut donc augmenter encore la prévention. S’ils comprendraient, tous arrêteraient. Il n’a pas compris de quoi il retourne… Mais à cause de gens comme ça on n’a encore aucune prévention sur des pathologies comme les acouphènes et l’hyperacousie, qui sont pourtant extrêmement graves pour un grand nombre de personnes.

  4. @Antoine :
    Sur la notion de plaisir directement lié au danger, je ne suis pas d’accord. De fait, l’immense majorité des gens qui subissent un traumatisme auditif lors d’un concert n’est absolument pas au courant de courir le moindre risque en assistant à un concert. donc cette théorie ne tient pas vraiment debout.
    Depuis 11 ans que j’ai hérité d’acouphènes et hyperacousie (entre autre) à cause d’un simple concret, durant lequel moi non plus je n’avais aucune, absolument aucune conscience du moindre danger (la prévention est quasi-exclusivement liée au baladeur, et donne la fausse impression qu’il faut écouter son baladeur à fond pendant des heures et tous les jours pour un jour avoir des problèmes), je ne rencontre quasiment que des gens comme ça, qui ne savaient pas. Et c’est pour ça qu’ils se sont fait avoir.

    En outre, ramener la musique à une notion de risque me gêne aussi beaucoup, précisément parce que je suis mélomane. Ce que j’aime, ce qui m’importe, c’est la musique. Le look, la vie des people, l’alcool, la drogue ou que sais-je n’ont absolument aucun intérêt à mes yeux – ou plutôt à mes oreilles 😉 Et beaucoup d’amoureux de la musique pensent comme moi. Je précise que je suis avant tout amoureux de rock, surtout ce qu’on nomme pompeusement « rock indépendant ».

    @admin :
    Si l’on place en abscisse le nombre de cas et en ordonnée leur gravité, il serait logique que les acouphènes et l’hyperacousie soient en haut de la pile. Peut-être pas en premier, mais en haut c’est certain.
    Les chiffres montrent que c’est en réalité un des plus graves problèmes de santé publique à l’heure actuelle dans le monde. On parle d’ailleurs souvent d’épidémie même si le terme est bien entendu impropre.

    Après, il faut s’entendre sur le rôle de la médecine. Un des premiers médecins que j’ai vus au début de mes problèmes, un généraliste, m’a dit que pour lui la médecine n’a pas à s’occuper de ce qui n’est pas, je cite, une « cause de mort directe ». Il m’a dit que tout le monde sait dans le corps médical que le taux de suicide est très élevé chez les acouphéniques et hyperacousiques, mais qu’à partir du moment où on peut vivre avec ce n’est pas le rôle de la médecine de s’en préoccuper. Il me disait que si ça ne tenait qu’à lui il augmenterait encore massivement la prévention anti-tabac…

    J’ai eu beau souligner l’absurdité (et l’horreur) de son propos, cela n’a servi à rien si ce n’est à l’agacer. Pour lui les personnes qui continuent de fumer dans un pays comme le nôtre n’ont pas compris, il faut donc augmenter encore la prévention. S’ils comprendraient, tous arrêteraient. Il n’a pas compris de quoi il retourne… Mais à cause de gens comme ça on n’a encore aucune prévention sur des pathologies comme les acouphènes et l’hyperacousie, qui sont pourtant extrêmement graves pour un grand nombre de personnes.

  5. « Mèdecins et ORL se foutent des personnes acouphéniques.  »
    Gabarret, vous-y allez un peu fort non?
    En fait je pense que malheureusement, les ORL et les Médecins connaissent trop peu l’ acouphénie. Ils sont trop ‘généralistes’ que pour avoir une expérience suffisante dans le domaine.
    Qui plus est, l’ acouphénie représente une ‘maladie’ sur combien? Des millilers!
    Dont de nombreuses bien plus graves! Soit en terme de mortalité ou de contagion.
    Tout est toujours question de priorité et les acouphènes, étant peu mesurables, sont en bas de la pile…

  6. Mèdecins et ORL se foutent des personnes acouphéniques. Les mp3, boites de nuits et concerts sont malheureusement nos seul « alliés du pire » pour que notre pathologie soit prise en considération par les pouvoir publics qui sont en dernier recour les seul à pouvoir débloquer des fond pour une recherche balbutiante sur ce problème.

    Au début de mon acouphénie, je faisait de la prévention, mais outre le fait que cela ne sert à rien, je me suis rendu compte, qu’un acouphénique potentiel en moins cela dessert finalement plus notre cause qu’autre chose. Depuis, chaquefois que je vois un jeune avec un mp3 sur la tête, je souris.
    Aprés tout, il suffit de s’y « habituer » comme nous le conseille le corps médical :)

  7. Je confirme en tant que Stage-hands, travaillant dans les salles de concert : un groupe comme The Prodigy, atteint les 128db dans la salle de Forest Nat./Bruxelles. En effet, encore heureusement, le son s’est amélioré en qualité depuis les années 70’s. Mais ça n’a pas calmé les ingés-son. Le problème même qu’avec la vitesse au volant : le plaisir est directement lié avec le danger. Côté public, même avec des filtres ça reste de l’abus pour les feuilles. À chaque fois je pense aux gars de la sécu qui sont juste devant les colonnes de sono, et peuvent pas s’éloigner s’ils trouvent que c’est trop fort !

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  1. Rock, acouphènes et hyperacousie, un trio réellement inséparable? « Laurent Rieppi's Blog

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